Rapa Nui et Robinson Crusoé, deux îles au large du monde
Le voyage en bref
L'esprit du voyage
Deux îles chiliennes, et entre elles trois mille kilomètres de Pacifique. Sur la première, Rapa Nui, la vie tient dans un seul village, Hanga Roa, et tout le reste appartient aux moai : les sept veilleurs d'Akivi tournés vers la mer, les quinze géants de Tongariki que vous voyez sortir de la nuit, la carrière du Rano Raraku où des statues inachevées dorment encore dans la roche. Vous y allez à pied par la crête du Poike, en kayak le long de la côte d'Anakena, et de nuit, un télescope pointé sur les étoiles qui guidaient les navigateurs polynésiens.
Sur la seconde, Robinson Crusoé, un autre village unique, San Juan Bautista, et l'histoire vraie d'Alexander Selkirk, quatre ans seul à guetter une voile depuis le mirador qui porte son nom. Vous suivez sa crête d'un bout à l'autre de l'île, entre fougères géantes et colibris endémiques, puis vous passez sous la surface : otaries à deux fourrures, langoustes, tombants et une épave de 1921, dans une eau que peu de plongeurs ont vue.
Santiago, la vallée de Casablanca et les collines de Valparaíso relient les deux traversées et donnent au voyage sa respiration.
En bref
Un voyage d'îles où l'on marche, pagaie et plonge plus qu'on ne visite, loin de toute foule. Rapa Nui se découvre en privé, au rythme des sites et des levers de soleil ; Robinson Crusoé se mérite un peu plus, avec une avionnette à dix kilos de bagages par personne, tributaire de la météo, et une semaine réglée sur la mer. Pour des voyageurs actifs et curieux, qui aiment qu'une île se gagne.